
Depuis le temps que je dors,
Que je flirte avec la mort,
Amour sans vague et sans effort,
Sans raison ni tort.
Mon cœur perdu
Ne se reconnait plus
Dans ce corps qui part
Ni dans ce miroir
Le cœur d’ado bat encore
Et ses peurs, encore en plus fort,
Dans ce corps lourd qui se tord,
Sous le temps qui le mord.
Juste des enfants qui l’écoutent,
Comme un ancêtre qu’on redoute,
Des conseils dans le vent,
Et plus rien devant
Puis une lumière, un sémaphore,
Dans les ténèbres, un oxymore,
Dernier essor avant la mort,
Ou le cœur qui bat encore ?
Des espoirs fous qui renaissent
Des rêves qui lancent des SOS
Des peurs qui coulent, en détresse,
Le corps qui cède à la liesse.
Le cœur qui vire à bâbord,
Qui bat et perd le nord,
Qui joue les matamores
Mais qui vit encore.
